Mis à l’eau le 24 juin 1923 à Fécamp, le Marité, portant le prénom de la fille de son armateur (Marie-Thérèse Le Borgne), effectuera sa première campagne de pêche à Terre-Neuve en 1924.
Après six belles campagnes, le Marité est mis en vente en 1929. Acheté par le danois Arnold Peter Möller, il fait essentiellement du cabotage entre les Iles Féroé et le Danemark. Pendant la guerre il sera réquisitionné pour des transports de marchandises, et survivra miraculeusement aux mines, sous-marins et avions allemands.
Caboteur jusqu’en 73, il resta à l’état d’épave plusieurs années avant d’être racheté en 78 par deux suédois qui entreprendront une décennie de travaux qu’ils clôtureront par une victoire dans la course des grands voiliers de 1992, et une tournée à Fécamp et Saint-Pierre et Miquelon.
Le 16 juin 2004, le Marité redevient patrimoine normand grâce à la fédération de collectivités normandes qui s’associeront pour le retour du Marité sous pavillon français.
Cette acquisition s’inscrira dans le cadre d’une politique ambitieuse de valorisation économique et touristique de la Normandie.
En 2005, Le Marité connaît une nouvelle page de son histoire, celle-ci particulièrement « médiatique ». Il devient le bateau sur lequel Thalassa réalisera toutes ses émissions pendant un an, au fil de 27 étapes dans des ports français.
Le bateau « le plus connu des français » est maintenant contraint à une restauration d’envergure. Aujourd’hui, si les dangers sont moindres, les règlements et les normes se sont durcis, et imposent au Marité un cahier des charges rigoureux impliquant une longue période de travaux.
Un travail d’envergure, qui nécessitera – outre le plein engagement des collectivités propriétaires, le soutien de la population et de mécènes soucieux de la préservation du patrimoine maritime français.